dimanche 23 août 2026

Notices en vrac (VII) THE EYES OF MY MOTHER, L'OMBRE LA FEMME ET LE COUTEAU, CONJURING L'HEURE DU JUGEMENT




Perdu au fin fond d'une plateforme dédiée au cinéma de mauvais genre, THE EYES OF MY MOTHER de l'inconnu Nicolas Pesce date de 2016 et votre serviteur s'est fait cueillir comme une fleur par deux fois (j'avais en fait oublié l'avoir déjà vu) tellement l'objet filmique ici présent est fort surprenant. Attention, c'est du raide, la seconde partie en particulier avec la femme kidnappée est le genre d'horreur qu'on est content quand ça s'arrête. 


La jeune Francisca grandit entre père et mère dans une cabane au fond des bois. Maman est une ancienne chirurgienne et un jour que papa est sorti, un psychopathe débarque et massacre maman dans la salle de bain. Ce qui s'ensuit déjoue tellement les schémas classique du gore qu'on est en lieu de penser que le film est quand même une drôle de découverte. Serti dans un noir et blanc superbe, interprété surtout par une comédienne (Kika Magalhaes) aux airs de poupée de porcelaine qui a l'air de tout trouver normal (pas nous), l'histoire de Francisca, devenue grande, et de son vilain méchant petit secret planqué dans la grange, est à l'arrivée un morceau d'american gothic comme on en croise peu souvent.


La particularité du film tient sans doute aux raisons profondes  du comportement de cette jeune femme, s'il est causé par ce traumatisme originel par lequel tout commence, ou s'il n'est qu'une partie "normale" dans une vie tout à fait anormale (car les réactions du père sont elles aussi assez incompréhensibles).

Bref, un vrai film de taré.


L'OMBRE, LA FEMME ET LE COUTEAU est le genre de série B comme le cinéma coréen en produit à foison. Avec sa tueuse d'élite du troisième âge pas du tout prête à raccrocher les lames, ce film signé de l'inconnu au bataillon Kyu-Dong Min vaut pour l'ingéniosité de ses assassinats et les trésors d'inventivité déployée par tous ces experts en occidation éclair. D'ailleurs, occidation n'existe pas.

Mille rebondissements plus tard et une histoire de vengeance enfouie dont on se fout complètement (c'est coréen, ils adorent ça), on n'aura pas passé un mauvais moment, bien au contraire, faisant fi pour le coup de la complexité exagérée du scénario et du nombre un brin dément de méchants envoyés ad patres par les soins de mamy.

Mais dans le rôle de la terrible Hornclaw, on retrouve la géniale Lee Hye-yeong, qui est depuis pas de temps une des actrices fétiches du grand Hong Sang-soo. Face à elle, tous ces jeunots qui se croient malin et toutes ces grosses brutes font petits bras. Je l'adore.




On termine par un navet de  compétition avec le dernier opus, du moins on l'espère, de la saga CONJURING avec ce couple de mediums sans cesse emmerdés par des esprits frappeurs aux très mauvaises intentions. On y retrouve les grands yeux écarquillés de Vera Farmiga et le jeu de chamallow fondu du pauvre Patrick Wilson qui cette fois auront maille à partir avec le très méchant démon qui jadis emmerda leur fille unique via un grand miroir qu'on retrouve dans une maison occupée par une famille nombreuse qui va servir de punching-balls au méchant vilain planqué là-dedans .

Vous m'avez suivi ? Sinon c'est pas grave. Vieille môche qui apparait sous le plumard ou dans une galerie des glaces, poupée qui jacasse et avance à quatre pattes, gros méchant avec une grosse hache, à la fin c'est le Christ qui commande, c'est Jésus qui te chasse, oh la vilaine engeance 

Sorte de best -of de la franchise, battant même le rappel du spin-off ANNABELLE tant qu'à faire, ce truc est signé d'un certain Michael Chaves qui a déjà signé d'autres suites à d'autres machins qui font "bouh !", mais vous pouvez oublier son nom.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire