lundi 15 juin 2026

UNE ANNEE ITALIENNE, à elle les petits Italiens.

 


Ce sont des choses qui arrivent, le film que j'étais venu voir "n'était pas arrivé". Je déteste me déplacer pour rien, alors j'accepte de tenter UNE ANNEE ITALIENNE de Laura Samani, autre sortie de la semaine. 

Je n'ai pas passé un mauvais moment mais disons le tout net, voilà un film qui aurait supporté un visionnage télé sans problème, tant la proposition cinématographique ici confine au néant. Cela aurait pu faire une gentille mini-série sur n'importe quelle plateforme, on aurait rangé ça entre d'autres bluettes adolescentes avec ces moments cruels, ses moments tellement si doux, tellement si beaux, tellement si sexy, une verveine citronnée, un suppositoire et au lit.

Voici donc l'histoire de Fred qui débarque de Suède dans la ville de Trieste, pour un an, l'année du bac justement. Ce joli brin de fille attise les convoitises des gros lourds du bahut, une bande de beaux gosses sympathiques (le premier de la classe romantique, le grand costaud ombrageux et l'allumé franchement relou) qui l'acceptent dans leur petite société secrète en carton.


Fred n'a pas froid aux yeux et Antero, Pasini et Mitis derrière leurs allures de durs à cuire et d'affranchis du cul ont le palpitant qui chavirent devant cette nana qui leur apprend des grossièretés en suédois et ne se dégonfle pas dans les vestiaires du gymnase quand on lui fait des mauvaises blagues. Soirées pyjama, frottis-frottas, parties d'action/vérité, joints qui tournent et tout ça. C'était quand même chouette, les années lycée.

Quand les lumières se rallument, nos quatre grands ados seront passés par toutes les couleurs des jeux de l'amour et du hasard, effleurant le drame sans susciter beaucoup d'émois, affleurant sans trop y croire le versant d'une hypothétique confrontation Nord/Sud qui flirte avec le gros cliché.

La petite Suédoise libérée polyglotte versus les petits mâles transalpins un peu grossiers sur les bords et en mal d'amour, on n'y croit pas vraiment, tout comme les raisons de la présence de Fred à Trieste sont un peu lourdes de sens (son père est en charge pour quelques mois de "dégraisser" une grosse entreprise locale).



Laura Samani situe son film au coeur des années 2000, ses années lycée à elle. On sent bien que cette remémoration lui fait plaisir mais, faute d'originalité et de véritable enjeu dramatique, sa bluette pour teen-agers est finalement assez tarte.

Les petits jeunes sont tous très bien, avec mention très bien pour Stella Wendick, qui peut filer en fac sans problème.


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